L'Education... Tout d'Abord
par Tarek Heggy



Oui ! Il nous faut une « révolution d'envergure » dans notre « Institution Educative ». Ce n'est pas un « remède » qu'il nous faut, ni une « réparation », ni une « amélioration », car tout ceci ne produirait pas les fruits que nous visons. Nous devons « dire adieu » à l' « éducation volumineuse », et évoluer rapidement vers l' « éducation liée aux valeurs ». Nous devons l'admettre: notre système d'éducation (si une « anarchie » peut être appelée « système ») est derrière tous nos problèmes: notre grande apathie politique profondément enracinée... notre incapacité à travailler en « équipe » au lieu d'en « îles dispersées »... notre incapacité à monter au créneau et d'y exceller... notre performance loin d'être de qualité... devenir de plus en plus isolés de l'avancée de la technologie moderne, des techniques de l'administration et de la commercialisation... notre « intolérance » d'autrui et de la « critique »... notre refus des valeurs des « sociétés civiles » (oui !... j'ose dire « sociétés civiles »)... et beaucoup, beaucoup d'autres défauts qui sont tous attribuables à l' « éducation volumineuse » où notre peuple apprend à toujours vivre en « monologue » plutôt qu'en « dialogue ».

 

La liaison entre l' « éducation » et la possibilité de produire un grand cadre de directeurs exécutifs modernes et de dirigeants d'entreprises est une dimension cruciale à la « Campagne de Réforme de l'Education » recherchée, que la plupart de ceux qui écrivent sur l'éducation négligent. Ce phénomène est le produit naturel de la ségrégation que nous avons entre l' « éducation » et la « vie », une ségrégation qui a existé dans tous les régimes économiques centralistes, et qui contribua à la chute globale du système dans ces sociétés (l'Europe de l'Est, l'ancienne Union Soviétique, et plusieurs pays du tiers- monde). En quelques mots, la cible principale de l'éducation est de participer à l'amélioration de la « qualité de vie ».

 

Comme le dit le proverbe arabe « ce qui ne peut pas être totalement accompli ne doit pas être totalement perdu » ; nous devons commencer un système d'éducation complètement « nouveau, moderne, et lié aux valeurs » même si, au début, nous ne pouvons accomplir ceci que sous forme de « projets pilotes » ou de « centres d'excellence », avec un mélange de frais d'éducation gratuits et non gratuits (de sorte que les « capables » financent tout le projet, inclus pour ceux qui ne peuvent pas se permettre de payer les frais).

 

Nous devons donc nous tenir fermement et fortement contre l'opposition « DEMAGOGUE » à cet appel pour une « révolution d ‘envergure de l'éducation » - c'est à dire l'opposition de la sauvegarde des doctrines et des notions qui ont mené notre système d'éducation à ces « conditions médiévales », avec des écoles et des universités qui continuent à produire cette armée de diplômés passifs, non compétitifs, dogmatiques et fanatiques ! ... des diplômés qui ne peuvent pas faire face aux requis des systèmes modernes de travail.